Le droit à l’objection de conscience remis en question

15 mars 2019

La liberté de conscience est de plus en plus contestée tant en France qu'en Europe en général.

Il s'agit d'un droit fondamental pour tout être humain de ne pas agir contre sa conscience notamment quand il s'agit du tuer, de pratiquer des avortements ou tout autre geste médical qui ôterait la vie à une personne humaine. Sans entrer dans les détails – car le sujet est complexe – j'affirme – selon l'enseignement de l'Eglise - que la conscience est sacrée. C'est le spécifique de l'être humain. François Rabelais écrit avec pertinence : "Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme".
Deux interdits
Dans toutes les cultures du monde il y a deux interdits absolus : l'interdit de l'inceste et l'interdit de l'homicide. Dans bien des civilisations, violer ces interdits étaient punis de de mort. Durant mes années au Rwanda, on m'a fait remarquer nombre de fois qu'avant l'arrivée des Missionnaires en 1900 - ces deux interdits étaient punis de mort.
La conscience humaine est sacrée et inviolable.
Aller à l'encontre de sa conscience rend la personne malheureuse, car on n'étouffe pas la conscience avec un éteignoir comme une bougie. La conscience est vivante. Elle est la voix de Dieu inscrite au plus profond d'un être humain. Gandhi disait : "il faut toujours écouter la petite voix de sa conscience qui vous dit : "c'est bien ou c'est mal."
Dans ma vie de prêtre catholique, militant non-violent depuis 50 ans, j'ai vu bien des fois les conséquences désastreuses sur les personnes qui ont tué délibérément. C'est le drame du génocide rwandais d'avril 1994 dont les plaies sont loin d'être fermées. C'est le drame de l'avortement qui ne laisse aucune femme indemne, quoiqu'on en dise, car nul ne peut étouffer longtemps la voix de sa conscience : la vérité resurgit toujours.
Nous vivons dans une culture de mort
Les cas de détresses ne peuvent pas devenir des règles générales, encore moins charger la conscience des personnels soignants.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme dit explicitement :
"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion… (Article 18)
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression… (Article 19)
Clause de conscience
La clause de conscience, c’est, pour le médecin, le droit de refuser la réalisation d’un acte médical pourtant autorisé par la loi mais qu’il estime contraire à ses propres convictions personnelles, professionnelles, éthiques ou religieuses.
Si la liberté de conscience n'est plus un droit de l'homme, les juges peuvent se prendre pour des législateurs. Le droit à dire « non » est clairement exprimé pour l'IVG (art. L.2212-8 du code de la santé publique).
Pour un chrétien, il est de son devoir de mieux s'informer pour dire non à une culture de mort qui s'installe partout dans notre vieille Europe.
"La conscience est le meilleur livre du monde. C'est celui que l'on doit consulter le plus souvent." (Pascal)
Durant ce temps de Carême, ne devons-nous pas revisiter les fondamentaux de notre foi ?
(Youcat, articles sur la conscience et Docat, n° 197. CEC n° 1776 et suivants).

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